- today
- label Aliments Complémentaires
- comment 1 commentaires

Hericium pour chien : ce que les études montrent vraiment
Lorsqu'on évoque les champignons, on pense généralement aux cèpes, aux girolles ou aux morilles. Pourtant, il en existe un qui ressemble davantage à une étrange créature marine qu'à un champignon classique : Hericium erinaceus.
Suspendu aux troncs de certains arbres, il développe de longues aiguilles blanches qui lui ont valu son nom anglais de Lion's Mane, ou « Crinière de lion ».
Utilisé depuis longtemps dans différentes traditions asiatiques et également consommé comme aliment, l'Héricium intéresse aujourd'hui les chercheurs pour une tout autre raison : sa composition particulièrement originale.
Bêta-glucanes, polysaccharides, héricénones, érinacines... plusieurs de ses constituants font l'objet de recherches portant notamment sur le microbiote intestinal, les fonctions cognitives et certains mécanismes neurologiques.
Mais entre ce que montrent réellement les études et les promesses spectaculaires que l'on trouve parfois sur Internet, il y a une différence importante. On lit partout que c'est « le champignon de la mémoire ». Est-ce que les recherches le confirment ? C'est justement ce que je vous propose d'examiner ici, avec une partie consacrée aux travaux menés directement chez le chien.
L'idée essentielle à retenir
L'Héricium est un champignon scientifiquement intéressant, mais « prometteur » ne signifie pas « efficacité démontrée pour tout ».
Les recherches sur ses composés bioactifs sont nombreuses, tandis que les essais cliniques chez l'Homme restent encore relativement limités. Chez les animaux de compagnie, les données sont plus rares encore. C'est cette différence entre mécanismes biologiques, résultats expérimentaux et bénéfices cliniquement démontrés qu'il faut garder à l'esprit.
Sommaire
✓ Qu'est-ce que l'Hericium erinaceus ?
✓ Un champignon chargé d'histoire
✓ Pourquoi sa composition intrigue-t-elle autant les chercheurs ?
✓ Héricénones et érinacines : quelle différence ?
✓ Hericium et NGF : que dit réellement la recherche ?
✓ Mémoire et fonctions cognitives : où en sont les études ?
✓ Hericium et microbiote intestinal : une autre piste très intéressante
✓ Et chez le chien : que sait-on réellement ?
✓ Mon chien vieillit et perd ses repères : que peut-on en dire ?
✓ Poudre, extrait, carpophore, mycélium : tous les Héricium se valent-ils ?
✓ Pourquoi avons-nous sélectionné plusieurs formes de mycothérapie chez NaturoNao ?
✓ Hericium : précautions et limites
✓ Questions fréquentes sur l'Hericium erinaceus
Qu'est-ce que l'Hericium erinaceus ?
Hericium erinaceus est un champignon de la famille des hydnes. On le reconnaît à son aspect : une masse blanche d'où partent de longues aiguilles souples, ce qui lui donne l'allure d'une crinière ou d'un hérisson.
Il pousse naturellement sur les troncs de certains feuillus. Il est aussi cultivé, ce qui permet aujourd'hui de le trouver toute l'année dans des préparations destinées à l'alimentation ou aux compléments.
Il porte plusieurs noms selon les pays et les traditions : Lion's Mane en anglais, Yamabushitake au Japon, ou simplement « Crinière de lion » en français. Tous désignent la même espèce.
Ce qui le distingue des autres champignons médicinaux, c'est sa composition : des bêta-glucanes, comme beaucoup d'espèces, mais aussi deux familles de molécules qui lui sont propres — les héricénones et les érinacines. C'est autour de ces dernières que se concentre une grande partie de la recherche actuelle.
Un champignon chargé d'histoire
Bien avant son arrivée dans les laboratoires, l'Héricium occupait déjà une place particulière dans différentes traditions asiatiques.
En Chine, il était consommé comme aliment et utilisé dans le cadre de pratiques traditionnelles, notamment autour de la sphère digestive.
Au Japon, il est connu sous le nom de Yamabushitake, en référence aux Yamabushi, ascètes japonais traditionnellement associés à la montagne.
Ces usages historiques sont intéressants, mais ils ne constituent évidemment pas une démonstration scientifique d'efficacité.
C'est seulement à partir de la fin du XXe siècle que l'analyse de certains composés de l'Héricium a ouvert de nouvelles pistes de recherche.
Tradition et science : deux choses différentes
Un usage traditionnel peut donner aux chercheurs une piste à explorer. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure qu'un effet est démontré. C'est ensuite à la recherche expérimentale et clinique de faire son travail.
Pourquoi sa composition intrigue-t-elle autant les chercheurs ?
Comme de nombreux champignons, l'Héricium contient des polysaccharides, parmi lesquels des bêta-glucanes.
Mais deux familles de molécules ont particulièrement contribué à sa notoriété scientifique :
les héricénones et les érinacines.
Ces composés sont étudiés notamment pour leurs interactions avec différents mécanismes cellulaires et neurologiques.
C'est là que le sujet devient passionnant... mais aussi beaucoup plus complexe que certains arguments commerciaux ne le laissent entendre.
Héricénones et érinacines : quelle différence ?
On lit souvent que les héricénones seraient « dans le champignon » et les érinacines « dans les racines ».
La réalité mérite d'être formulée plus précisément.
Les héricénones ont notamment été isolées à partir du carpophore, c'est-à-dire la fructification visible du champignon.
Les érinacines ont principalement été étudiées dans le mycélium cultivé d'Hericium erinaceus.
Cette distinction explique pourquoi deux produits portant tous les deux le nom « Hericium » peuvent présenter des profils très différents selon la matière première utilisée et le procédé de fabrication.
À retenir
Carpophore et mycélium ne sont pas nécessairement interchangeables. Leur composition dépend également de la souche, des conditions de culture, du substrat et du procédé d'extraction.
Hericium et NGF : que dit réellement la recherche ?
Une grande partie de la réputation de l'Héricium vient de travaux portant sur le NGF, ou Nerve Growth Factor.
Le NGF est une protéine impliquée dans le développement, la survie et le fonctionnement de certaines populations de cellules nerveuses.
Des travaux expérimentaux ont montré que certains composés isolés de l'Héricium peuvent influencer des mécanismes liés au NGF.
C'est extrêmement intéressant du point de vue de la recherche fondamentale.
Mais il faut immédiatement ajouter ce que cette observation ne permet pas de conclure.
Stimuler un mécanisme biologique dans une cellule ou obtenir un résultat chez un animal de laboratoire ne signifie pas que consommer de l'Héricium « régénère les neurones », « répare les nerfs » ou traite une maladie neurologique chez l'Homme ou chez le chien.
C'est une extrapolation que l'on rencontre malheureusement souvent sur Internet.
L'intérêt scientifique est réel. La conclusion commerciale spectaculaire, elle, va beaucoup trop loin.
Mémoire et fonctions cognitives : où en sont les études ?
Quelques essais cliniques ont évalué l'Héricium chez l'Homme.
L'un des plus connus, publié en 2009, portait sur 30 personnes âgées de 50 à 80 ans présentant un trouble cognitif léger.
Après plusieurs semaines de consommation, les chercheurs ont observé une évolution de certains scores cognitifs dans le groupe recevant l'Héricium par rapport au placebo.
Ces résultats ont contribué à l'intérêt actuel pour ce champignon.
Mais un essai portant sur quelques dizaines de personnes ne permet évidemment pas de transformer l'Héricium en traitement des maladies neurodégénératives.
D'autres petites études cliniques ont depuis exploré les fonctions cognitives, l'humeur ou certains paramètres liés au stress.
Une revue récente de la littérature confirme qu'il existe un signal scientifique suffisamment intéressant pour poursuivre les recherches, tout en soulignant la taille limitée et l'hétérogénéité des essais disponibles.
En clair
L'Héricium mérite d'être étudié dans le domaine cognitif. En revanche, les données disponibles ne permettent pas d'en faire un traitement de la maladie d'Alzheimer, de la démence ou d'une affection neurologique.
Hericium et microbiote intestinal : une autre piste très intéressante
L'image de « champignon du cerveau » colle tellement à l'Héricium qu'elle finit parfois par masquer un autre domaine de recherche : le microbiote intestinal.
Les polysaccharides des champignons sont susceptibles d'interagir avec le microbiote, et différents travaux expérimentaux ont étudié les modifications de populations microbiennes après consommation d'Héricium.
C'est particulièrement intéressant car le microbiote intestinal participe à de très nombreuses fonctions physiologiques et produit lui-même une multitude de métabolites.
On parle également beaucoup aujourd'hui de l'axe intestin-cerveau, c'est-à-dire de l'ensemble des communications bidirectionnelles existant entre le système digestif, le système nerveux, les voies endocrines et le système immunitaire.
Là encore, il faut éviter le raccourci :
Le fait que l'intestin et le cerveau communiquent ne signifie pas qu'un aliment agissant sur le microbiote traite automatiquement un problème neurologique.
Mais cette connexion explique pourquoi microbiologistes et neuroscientifiques s'intéressent parfois aux mêmes molécules.
L'intestin est-il réellement notre « deuxième cerveau » ?
Cette expression est pratique pour vulgariser, mais elle ne doit pas être prise au pied de la lettre.
Le tube digestif possède un système nerveux entérique particulièrement développé et communique en permanence avec le reste de l'organisme.
Il est donc plus juste de parler d'un réseau de communication intestin-cerveau que de considérer l'intestin comme un second cerveau autonome.
C'est une nuance, mais elle évite de transformer un domaine scientifique passionnant en slogan.
Et chez le chien : que sait-on réellement ?
C'est évidemment la partie qui m'intéresse particulièrement chez NaturoNao.
Et ici, il faut être encore plus prudent qu'avec les études humaines : la littérature vétérinaire spécifique à l'Héricium reste limitée.
Une étude publiée sur des chiens âgés a notamment examiné l'effet d'une alimentation contenant de l'Hericium erinaceus sur leur microbiote intestinal.
Dix-huit chiens âgés de 11 ans ont été répartis en trois groupes pendant 16 semaines : un groupe témoin et deux groupes recevant des quantités différentes d'Héricium.
Les chercheurs ont observé certaines différences dans la composition du microbiote, notamment dans le groupe recevant la quantité la plus élevée.
C'est une donnée intéressante, parce qu'elle montre que l'Héricium peut faire l'objet de recherches directement chez le chien et pas uniquement chez la souris.
Mais cette étude reste petite et porte avant tout sur la composition du microbiote intestinal.
Ce que cette étude ne démontre pas
Elle ne démontre pas que l'Héricium traite le déclin cognitif du chien.
Elle ne démontre pas qu'il traite une maladie digestive.
Elle ne démontre pas davantage une efficacité thérapeutique chez le chat ou le cheval.
Elle constitue une piste de recherche vétérinaire intéressante, ce qui est déjà beaucoup plus sérieux que de lui attribuer des propriétés qui n'ont pas encore été démontrées.
Mon chien vieillit et perd ses repères : que peut-on en dire ?
C'est une situation que beaucoup de propriétaires connaissent, et qui amène souvent à chercher des pistes naturelles.
Un chien vieillissant peut modifier certaines habitudes : il dort davantage, se lève plus difficilement, semble moins réactif, tourne parfois en rond le soir, ou réagit différemment à ce qui l'entourait avant.
Comme les recherches fondamentales sur l'Héricium concernent notamment certains mécanismes neurologiques, il est tentant de faire immédiatement le rapprochement.
Mais à ce jour, il faut distinguer une hypothèse scientifiquement intéressante d'une indication vétérinaire démontrée.
Et ce n'est pas un détail, parce que les causes de ces changements de comportement chez un chien âgé sont nombreuses. Un examen vétérinaire permet justement de faire la part des choses : ce n'est pas la même situation si le chien a mal, s'il entend moins bien, si son état général se dégrade, ou s'il présente un trouble qui mérite une prise en charge.
C'est pour cela qu'un changement de comportement chez un chien âgé ne devrait pas être attribué trop vite à l'âge, ni traité à l'aveugle avec un complément, quel qu'il soit.
La bonne question à se poser
Avant de chercher un produit, la question utile est : « pourquoi mon chien change-t-il ? » C'est cette réponse-là qui déterminera la suite, et elle ne peut venir que d'un examen vétérinaire.
Poudre, extrait, carpophore, mycélium : tous les Héricium se valent-ils ?
Non, et c'est probablement l'une des choses les plus importantes à comprendre avant de comparer deux références.
Une étiquette indiquant simplement « Hericium erinaceus » ne dit pas tout.
1. Quelle partie du champignon est utilisée ?
Carpophore, mycélium ou association des deux : ces matières premières ne présentent pas exactement le même profil biochimique.
2. S'agit-il d'une poudre ou d'un extrait ?
Une poudre correspond au champignon séché puis broyé. Un extrait résulte d'un procédé destiné à extraire et éventuellement concentrer certaines fractions.
Ce sont donc deux préparations différentes, qu'il est difficile de comparer uniquement en regardant le nombre de milligrammes inscrit sur l'étiquette.
3. Les bêta-glucanes sont-ils réellement mesurés ?
La mention « polysaccharides » ne renseigne pas nécessairement sur la quantité de bêta-glucanes.
Lorsque cette information est disponible, une analyse spécifique des bêta-glucanes apporte une donnée plus précise sur la composition du produit.
4. Quelle est l'origine de la matière première ?
Origine, culture, procédé de transformation, traçabilité et contrôles analytiques comptent également.
5. Les contaminants sont-ils contrôlés ?
Comme pour toute matière première issue du monde fongique ou végétal, les contrôles concernant notamment les contaminants microbiologiques, les métaux lourds ou les résidus indésirables participent à l'évaluation de la qualité.
Le prix au gramme ne suffit donc pas
Comparer deux produits uniquement sur la quantité de poudre annoncée peut être trompeur. La nature de la matière première, sa concentration, son extraction et sa caractérisation comptent tout autant.
Pourquoi avons-nous sélectionné plusieurs formes de mycothérapie chez NaturoNao ?
Après avoir passé autant de temps à expliquer que tous les Héricium ne sont pas identiques, il serait assez contradictoire de vous dire qu'il existe un produit universel.
Chez NaturoNao, nous avons donc préféré proposer deux façons différentes d'aborder la mycothérapie animale.
HIFAS VET : des formules associant plusieurs ingrédients
La gamme HIFAS VET est construite autour de formulations destinées aux chiens et aux chats associant différents champignons fonctionnels et, selon les références, d'autres ingrédients nutritionnels.
L'Héricium entre ainsi dans la composition de certaines formules aux côtés d'autres espèces comme le Reishi, le Cordyceps, le Shiitaké, le Maitaké ou le Pleurote selon le produit concerné.
C'est une logique de formulation complète : l'Héricium n'est pas nécessairement utilisé seul et la composition doit être regardée dans son ensemble.
Je trouve cette distinction importante, car lorsqu'une étude ou une formule associe plusieurs ingrédients, on ne peut pas attribuer automatiquement à l'Héricium seul les caractéristiques de l'ensemble.
Découvrir la sélection HIFAS VET
Vecteur Energy : l'Héricium en unitaire
Pour les personnes qui recherchent au contraire une préparation centrée uniquement sur ce champignon, nous avons également sélectionné HÉRICIUM Mycoforce de Vecteur Energy.
Cette référence contient de l'Hericium erinaceus et existe dans notre sélection sous forme d'extrait liquide, avec également une possibilité de présentation en gélules.
Cette approche unitaire permet de savoir précisément quel champignon est utilisé, sans passer par une formule réunissant plusieurs espèces.
Le choix entre une formule complexe et un Héricium unitaire dépend donc avant tout de ce que l'on recherche dans la composition et du format souhaité.
Pourquoi je ne vous promets pas ici un effet thérapeutique
Parce que la recherche sur l'Héricium est passionnante sans avoir besoin de lui faire dire ce qu'elle ne démontre pas.
Les produits proposés dans la boutique sont des compléments destinés à être utilisés conformément à leur présentation et à leur étiquetage. Ils ne deviennent pas des traitements d'une maladie digestive, neurologique ou cognitive parce qu'une étude expérimentale s'intéresse à l'un de leurs composants.
Hericium : précautions et limites
Le fait qu'un champignon soit comestible ou d'origine naturelle ne signifie pas qu'il convient automatiquement à tout le monde ni dans toutes les situations.
Chez l'animal, la prudence est particulièrement importante en cas :
✓ de maladie diagnostiquée
✓ de traitement vétérinaire en cours
✓ de troubles digestifs persistants
✓ d'antécédent de réaction à un champignon ou à un ingrédient de la formule
✓ de changement inexpliqué du comportement ou de l'état général.
Il faut également regarder la formule complète. Un produit HIFAS VET associant plusieurs ingrédients n'a pas la même composition qu'un Héricium unitaire.
En présence d'une maladie ou d'un traitement, le vétérinaire reste donc l'interlocuteur approprié pour déterminer si un complément peut être intégré à la ration.
Questions fréquentes sur l'Hericium erinaceus
L'Hericium et la Crinière de lion sont-ils le même champignon ?
Oui. Crinière de lion et Lion's Mane sont des noms couramment employés pour désigner Hericium erinaceus.
L'Hericium contient-il des bêta-glucanes ?
Oui. Comme d'autres champignons, il contient des polysaccharides parmi lesquels des bêta-glucanes. Leur quantité dépend cependant de la matière première et de la préparation.
Quelle différence entre héricénones et érinacines ?
Les héricénones ont notamment été étudiées dans le carpophore tandis que les érinacines sont principalement associées dans la littérature au mycélium cultivé. Ce sont deux familles distinctes de composés.
L'Hericium régénère-t-il les neurones ?
Cette formulation va beaucoup trop loin par rapport aux preuves disponibles. Certains composés sont étudiés pour leurs interactions avec des mécanismes neurotrophiques, notamment autour du NGF, mais cela ne permet pas d'affirmer qu'un complément d'Héricium « régénère les neurones » chez l'Homme ou l'animal.
L'Hericium est-il étudié pour la mémoire ?
Oui. Quelques essais cliniques humains ont étudié différents paramètres cognitifs. Les résultats justifient la poursuite des recherches, mais les essais restent encore peu nombreux et souvent de petite taille.
Existe-t-il des études chez le chien ?
Oui, mais beaucoup moins que chez l'Homme ou dans les modèles expérimentaux. Une étude menée chez 18 chiens âgés a notamment observé des modifications du microbiote intestinal après incorporation d'Héricium à l'alimentation pendant 16 semaines.
Peut-on en déduire que l'Hericium améliore la mémoire du chien âgé ?
Non. Ce serait extrapoler les résultats. L'étude canine citée portait principalement sur le microbiote intestinal, pas sur le traitement du déclin cognitif.
Combien de temps avant de voir quelque chose ?
Cette question n'a pas de réponse fiable en l'état des connaissances. Les essais disponibles portent sur des durées de plusieurs semaines, mais ils ne permettent pas d'établir un délai attendu chez le chien. Il n'existe donc pas de calendrier à vous promettre.
Un extrait est-il identique à une poudre d'Hericium ?
Non. Une poudre correspond au champignon séché et broyé, tandis qu'un extrait est obtenu par un procédé d'extraction. La concentration et le profil des composés peuvent donc être différents.
Carpophore ou mycélium : lequel choisir ?
Il n'existe pas une réponse universelle. Ils présentent des profils différents et la qualité dépend également de la souche, du procédé de culture, de l'extraction et de la caractérisation du produit final.
Peut-on donner de l'Hericium à un animal sous traitement ?
Dans cette situation, mieux vaut demander l'avis du vétérinaire qui suit l'animal et lui communiquer la composition exacte du complément envisagé.
Ce que je voudrais que vous reteniez
Plus je me suis intéressée à l'Héricium, plus j'ai trouvé dommage de le réduire à un slogan comme « champignon de la mémoire ».
Sa biologie est beaucoup plus intéressante que cela.
Ses bêta-glucanes, ses polysaccharides, ses héricénones et ses érinacines alimentent des recherches touchant à des domaines très différents : microbiote, métabolisme, fonctions cognitives et mécanismes neurotrophiques.
Mais cette richesse scientifique impose justement de rester précis.
Une étude sur une cellule n'est pas une étude clinique. Une étude chez la souris n'est pas une étude chez le chien. Une modification du microbiote n'est pas la guérison d'une maladie digestive. Et un mécanisme lié au NGF ne signifie pas que l'on « reconstruit le cerveau ».
C'est cette manière de regarder la mycothérapie que nous souhaitons conserver chez NaturoNao : rester curieux face aux recherches, sélectionner des produits dont nous pouvons comprendre la composition, mais ne pas transformer une hypothèse scientifique en promesse thérapeutique.
Sources scientifiques
Les publications ci-dessous permettent d'approfondir les principaux sujets abordés dans cet article. Elles ne portent pas toutes sur les mêmes préparations ni sur les mêmes populations, ce qui est essentiel lorsqu'on interprète leurs résultats.
Chemistry, Nutrition, and Health-Promoting Properties of Hericium erinaceus (Lion's Mane) Mushroom Fruiting Bodies and Mycelia and Their Bioactive Compounds.
Revue consacrée à la composition de l'Héricium et à ses différents composés bioactifs.
Consulter sur PubMed
Neurohealth Properties of Hericium erinaceus Mycelia Enriched with Erinacines.
Revue des travaux portant notamment sur les érinacines issues du mycélium et les mécanismes neurobiologiques étudiés.
Lire la publication
Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial.
Petit essai clinique contrôlé ayant contribué à l'intérêt pour l'Héricium dans le domaine cognitif.
Consulter sur PubMed
Reduction of depression and anxiety by 4 weeks Hericium erinaceus intake.
Étude exploratoire humaine portant sur différents paramètres psychologiques.
Consulter sur PubMed
Hericium erinaceus, a medicinal fungus with a centuries-old history: evidence in gastrointestinal diseases.
Revue consacrée notamment aux recherches concernant l'Héricium et la sphère gastro-intestinale.
Lire la publication
Extracts from Hericium erinaceus relieve inflammatory bowel disease by regulating immunity and gut microbiota.
Travail expérimental utile pour comprendre l'origine de certaines hypothèses concernant microbiote et muqueuse intestinale. Il ne s'agit pas d'une démonstration clinique chez le chien ou l'Homme.
Lire la publication
Gut microbiota profiling in aged dogs after feeding pet food contained Hericium erinaceus.
Étude menée sur 18 chiens âgés pendant 16 semaines et consacrée aux modifications de leur microbiote intestinal.
Consulter l'étude canine sur PubMed
Synthèse des recherches disponibles, notamment des essais cliniques et des travaux expérimentaux, permettant de replacer les résultats prometteurs dans leur niveau réel de preuve.
Consulter la revue sur PubMed
Pour aller plus loin
La recherche sur Hericium erinaceus évolue rapidement. De nouvelles publications permettront probablement de préciser progressivement les mécanismes observés et, surtout, de déterminer lesquels ont une véritable pertinence clinique.
Cet article sera donc actualisé lorsque des données suffisamment solides permettront d'aller plus loin, notamment en médecine vétérinaire.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et scientifique. Elles ne constituent pas un diagnostic ni une recommandation thérapeutique et ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un vétérinaire. Les compléments présentés doivent être utilisés conformément à leur destination, à leur composition et aux recommandations du fabricant.
La présentation d'études portant sur Hericium erinaceus ne signifie pas que les produits commercialisés par NaturoNao préviennent, traitent ou guérissent les maladies étudiées dans ces publications.
Commentaires (1)