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Tiques chez le chien, le chat et le cheval : comprendre les risques pour mieux les prévenir
Les tiques font partie des parasites externes les plus surveillés chez nos animaux. Et pour cause : certaines peuvent transmettre des agents responsables de maladies parfois sérieuses.
La maladie de Lyme est la plus connue du grand public, mais elle est loin d'être la seule. Chez le chien notamment, la piroplasmose, l'anaplasmose ou l'ehrlichiose méritent également d'être connues.
Pour autant, trouver une tique sur son animal ne signifie pas qu'il développera une maladie. Le risque dépend de nombreux facteurs : espèce de tique, région, agent pathogène éventuellement présent, durée de fixation, mode de vie de l'animal...
Plutôt que de céder à la peur des tiques, je trouve beaucoup plus utile de comprendre leur fonctionnement et de savoir quels gestes adopter.
L'idée essentielle à retenir
Une bonne stratégie face aux tiques ne repose jamais sur un seul produit ou un seul geste.
Elle associe l'évaluation du risque, l'inspection de l'animal, le retrait rapide des tiques, la gestion de l'environnement et, lorsque le niveau d'exposition le justifie, une protection antiparasitaire adaptée avec le vétérinaire.
Sommaire
✓ Pourquoi les nymphes passent-elles si facilement inaperçues ?
✓ Où et quand rencontre-t-on des tiques ?
✓ Quelles maladies peuvent-elles transmettre ?
✓ Le fascinant microbiote des tiques
✓ 10 idées reçues sur les tiques
✓ Que faire après une morsure ?
Qu'est-ce qu'une tique ?

Cycle de développement d'une tique : œuf, larve, nymphe puis adulte.
La tique est un acarien hématophage : elle doit prendre un repas de sang sur un hôte pour poursuivre son développement.
Il existe de nombreuses espèces de tiques dans le monde et toutes n'ont ni la même répartition géographique, ni les mêmes hôtes privilégiés, ni la même capacité à transmettre des agents pathogènes.
En France, trois espèces sont particulièrement importantes chez les carnivores domestiques : Ixodes ricinus, Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus.
Cette distinction est loin d'être anecdotique : toutes les tiques ne transmettent pas les mêmes agents pathogènes.
Le cycle de vie de la tique : quatre étapes à connaître
Le cycle biologique d'une tique comporte quatre grandes étapes :
✓ Œuf
✓ Larve
✓ Nymphe
✓ Adulte
Chez de nombreuses tiques rencontrées en Europe, larves, nymphes puis adultes prennent successivement un repas sanguin avant de poursuivre leur développement.
Selon l'espèce et les conditions environnementales, le cycle complet peut s'étendre sur une longue période.
Le saviez-vous ?
Une tique passe une grande partie de son existence dans l'environnement et non sur l'animal. C'est une raison supplémentaire pour ne pas réduire la question des tiques au seul moment où l'on en découvre une fixée sur la peau.
Pourquoi les nymphes passent-elles si facilement inaperçues ?
Lorsqu'on pense à une tique, on imagine souvent une grosse femelle gorgée de sang bien visible entre les poils.
Mais toutes les tiques fixées ne sont pas aussi faciles à repérer.
Les larves et surtout les nymphes sont beaucoup plus petites. Une nymphe peut ainsi rester discrète dans un pelage dense ou sur une zone difficile à examiner.
C'est important, notamment pour Ixodes ricinus, car les nymphes participent à la circulation de plusieurs agents pathogènes.
Un détail qui change la façon d'inspecter son animal
Ne recherchez pas seulement une grosse tique. Passez les doigts lentement sur la peau et observez également les petites masses ou irrégularités inhabituelles.
Les tiques ne vivent pas uniquement en forêt
C'est probablement l'une des idées reçues les plus tenaces.
Selon les espèces, on peut rencontrer des tiques dans les bois et leurs lisières, les prairies, les hautes herbes, les haies, les broussailles, mais aussi certains parcs et jardins.
Le risque varie énormément selon la région, le climat, la végétation, la faune sauvage présente et le mode de vie de l'animal.
Température et humidité influencent également leur activité. Cela explique pourquoi les périodes de risque ne sont pas identiques partout et pourquoi « il n'y a plus de tiques parce que nous sommes en hiver » est un raisonnement trop simpliste.
Lors de conditions météorologiques favorables, certaines tiques peuvent rester actives en dehors des périodes auxquelles on les associe traditionnellement.
Tiques et maladies vectorielles : ne pas tout réduire à Lyme
Une tique peut héberger différents micro-organismes : bactéries, protozoaires et parfois virus.
Mais deux raccourcis sont à éviter :
❌ Toutes les tiques ne sont pas porteuses d'un agent pathogène.
❌ Une morsure de tique n'entraîne pas automatiquement une maladie.
Le risque dépend notamment de l'espèce de tique, de l'agent considéré, de la zone géographique et des circonstances de l'exposition.
Une même tique peut par ailleurs héberger plusieurs micro-organismes. Les chercheurs s'intéressent donc également aux phénomènes de co-infection et aux interactions entre les différents micro-organismes présents dans la tique.
À retenir
La maladie de Lyme est très médiatisée, mais chez le chien, la piroplasmose fait également partie des maladies vectorielles importantes à connaître.
La maladie de Lyme : la plus connue du grand public
La borréliose de Lyme est associée à des bactéries appartenant au complexe Borrelia burgdorferi sensu lato.
En Europe, plusieurs espèces de Borrelia circulent, notamment :
✓ Borrelia burgdorferi sensu stricto
✓ Borrelia afzelii
✓ Borrelia garinii
Leur transmission est notamment associée à des tiques du genre Ixodes, dont Ixodes ricinus en Europe.
Combien de temps faut-il pour qu'une tique transmette Borrelia ?
C'est justement le genre de question pour lequel il faut se méfier des chiffres transformés en règles absolues.
Le risque de transmission augmente généralement avec la durée d'attachement de la tique. Retirer une tique rapidement reste donc un réflexe essentiel.
En revanche, il vaut mieux éviter de considérer un délai précis comme une garantie absolue de sécurité : les mécanismes et délais de transmission dépendent notamment de l'agent pathogène considéré.
Le bon réflexe
Plus une tique est découverte tôt, plus elle peut être retirée tôt. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'accorde autant d'importance à l'inspection après les promenades.
La piroplasmose ou babésiose : particulièrement importante chez le chien
La piroplasmose, également appelée babésiose, n'est pas provoquée par une bactérie mais par des parasites microscopiques du genre Babesia.
Ces parasites infectent les globules rouges et peuvent provoquer leur destruction.
La maladie peut évoluer rapidement et nécessite une prise en charge vétérinaire.
Quels signes doivent alerter ?
Parmi les manifestations pouvant être observées :
✓ Abattement ou fatigue inhabituelle
✓ Fièvre
✓ Perte d'appétit
✓ Muqueuses pâles
✓ Urines anormalement foncées
Ces signes ne permettent évidemment pas de poser soi-même un diagnostic. Un chien abattu, fiévreux ou présentant des urines foncées après une exposition aux tiques doit être montré rapidement à un vétérinaire.
Quelle tique transmet la piroplasmose ?
Là encore, il faut éviter de mettre toutes les tiques dans le même panier.
En Europe, Dermacentor reticulatus est notamment un vecteur important de Babesia canis, responsable de formes de babésiose canine.
Rhipicephalus sanguineus intervient quant à elle dans la transmission de certaines autres Babesia, notamment dans les régions où cette tique est présente.
C'est une distinction importante : la présence de tiques dans un environnement ne signifie pas automatiquement que toutes les maladies transmises par les tiques y présentent le même risque.
Anaplasmose et ehrlichiose : deux autres maladies à connaître
L'anaplasmose
Anaplasma phagocytophilum est une bactérie transmise notamment par Ixodes ricinus.
Chez le chien, l'infection peut être associée à des signes tels que fièvre, fatigue, baisse d'appétit ou douleurs locomotrices.
Ces manifestations étant peu spécifiques, elles nécessitent une évaluation vétérinaire.
L'ehrlichiose
L'ehrlichiose canine est liée à des bactéries du genre Ehrlichia. En Europe, Ehrlichia canis est notamment associée à Rhipicephalus sanguineus.
L'expression clinique peut être très variable, ce qui rend là encore le diagnostic vétérinaire indispensable.
Une tique peut-elle transporter plusieurs agents pathogènes ?
Oui. Des co-infections sont possibles. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles l'apparition de symptômes après une exposition aux tiques ne doit pas conduire à essayer de déterminer soi-même « quelle maladie » serait en cause.
Le microbiote des tiques : un monde microscopique fascinant
C'est probablement l'une des parties de la recherche sur les tiques que je trouve les plus intéressantes.
Nous avons longtemps parlé des tiques essentiellement comme de simples vecteurs transportant des agents pathogènes d'un animal à l'autre.
La réalité biologique est beaucoup plus complexe.
Les tiques hébergent elles-mêmes différentes communautés de micro-organismes. Ce microbiote peut varier au cours du temps et interagir avec certains agents pathogènes.
Les chercheurs étudient aujourd'hui ces relations pour mieux comprendre la biologie des tiques mais aussi les mécanismes pouvant influencer l'acquisition ou la transmission de certains micro-organismes.
La tique n'est donc pas simplement un « sac à microbes »
Elle constitue elle-même un petit écosystème dans lequel différents micro-organismes peuvent cohabiter et interagir.
Des bactéries indispensables à la survie des tiques ?
Certaines bactéries associées aux tiques ne sont pas des agents pathogènes : elles vivent en symbiose avec leur hôte.
On retrouve notamment, selon les espèces de tiques, des endosymbiotes apparentés à Francisella ou Coxiella.
Pourquoi cette association est-elle si intéressante ? Parce que le sang constitue une alimentation très particulière.
Il est riche en certains nutriments mais relativement pauvre en plusieurs vitamines indispensables.
Certaines bactéries symbiotiques possèdent justement des voies métaboliques permettant de fournir des vitamines du groupe B dont la tique a besoin.
Parmi les vitamines étudiées figurent notamment :
✓ La riboflavine – vitamine B2
✓ La biotine – vitamine B8
✓ Les folates – vitamine B9
Des travaux expérimentaux ont montré à quel point cette symbiose peut participer au développement et à la reproduction de certaines tiques.
Pourquoi cette recherche est-elle importante ?
Comprendre les relations entre tiques et bactéries symbiotiques ouvre de nouvelles pistes de recherche. Cela ne signifie pas qu'une nouvelle méthode utilisable par les propriétaires existe déjà : une grande partie de ces travaux relève encore de la recherche scientifique.
Peut-on espérer faire disparaître les tiques ?
Ce n'est probablement ni réaliste ni la bonne manière d'aborder le problème.
Les tiques font partie des écosystèmes depuis des millions d'années et interagissent avec de nombreuses espèces sauvages.
L'objectif pratique pour un propriétaire est plutôt de réduire l'exposition de son animal, limiter les infestations et réduire le risque associé aux agents pathogènes qu'elles peuvent transmettre.
10 idées reçues sur les tiques
❌ « Les tiques tombent des arbres. »
Elles attendent généralement leurs hôtes depuis la végétation plutôt que de se laisser tomber volontairement des arbres.
❌ « Les tiques vivent uniquement en forêt. »
Prairies, jardins, haies, broussailles et certains espaces urbains végétalisés peuvent également en abriter.
❌ « En hiver, il n'y a plus de tiques. »
Leur activité dépend fortement des conditions météorologiques et varie selon les espèces.
❌ « Une tique transmet forcément une maladie. »
Non. Toutes les tiques ne sont pas infectées et toute morsure ne conduit pas à une transmission.
❌ « Lyme est la seule maladie transmise par les tiques. »
Piroplasmose, anaplasmose et ehrlichiose font notamment partie des autres maladies vectorielles à connaître.
❌ « Seules les grosses tiques sont importantes. »
Les petits stades, notamment les nymphes d'Ixodes, peuvent être beaucoup plus difficiles à repérer.
❌ « La levure de bière est un répulsif anti-tiques démontré. »
Les données disponibles ne permettent pas de la considérer comme une méthode de protection antiparasitaire démontrée.
❌ « Une alimentation particulière suffit à empêcher les tiques de venir sur un animal. »
Aucune alimentation ne doit être présentée comme une protection antiparasitaire à elle seule.
❌ « Mon jardin est clôturé, donc il n'y a pas de tiques. »
La faune sauvage, les petits mammifères et la végétation permettent aux tiques d'être présentes à proximité des habitations.
❌ « Si j'utilise une protection, je n'ai plus besoin d'inspecter mon chien. »
Aucune stratégie ne justifie d'abandonner complètement l'observation de l'animal lorsqu'il fréquente des zones à risque.
Comment réduire le risque lié aux tiques ?
Je préfère parler ici de stratégie plutôt que de chercher une solution miracle.
Le niveau de risque n'est pas le même pour un chat vivant exclusivement en appartement, un chien qui se promène quotidiennement en forêt ou un cheval vivant au pré.
La prévention doit donc être adaptée à l'espèce, au mode de vie, à la région et au niveau réel d'exposition.
Les réflexes que je considère essentiels
✓ Évaluer le niveau d'exposition réel de l'animal
✓ Inspecter régulièrement son pelage et sa peau
✓ Retirer rapidement les tiques découvertes
✓ Entretenir les zones extérieures proches de l'habitation
✓ Connaître les symptômes qui nécessitent une consultation
✓ Discuter avec son vétérinaire d'une protection antiparasitaire adaptée lorsque le risque le justifie
Où rechercher les tiques après une promenade ?
Une inspection ne prend que quelques minutes et mérite d'être particulièrement attentive sur certaines zones :
✓ Oreilles et pourtour des oreilles
✓ Tête et contour des yeux
✓ Cou
✓ Aisselles
✓ Aine
✓ Intérieur des cuisses
✓ Espaces entre les doigts
✓ Base de la queue
Chez les animaux au pelage dense, passer lentement les doigts à rebrousse-poil aide parfois à détecter de petites masses difficiles à voir.
Chez le cheval, les zones peu visibles, les plis et les régions situées sous ou autour du harnachement méritent également une inspection régulière.
Rendre les abords de la maison moins favorables aux tiques
On ne peut évidemment pas contrôler l'ensemble de l'environnement naturel.
Autour d'une habitation, quelques mesures simples peuvent néanmoins limiter certains habitats favorables :
✓ Entretenir les herbes hautes
✓ Éviter l'accumulation importante de feuilles mortes dans les zones fréquentées
✓ Débroussailler certaines bordures
✓ Entretenir les passages régulièrement utilisés par les animaux
✓ Limiter, lorsque cela est possible, les refuges à rongeurs immédiatement autour des espaces de vie
Ces mesures ne constituent pas une garantie contre les tiques. Elles participent simplement à une gestion globale de l'exposition.
Comment retirer correctement une tique ?
Lorsqu'une tique est découverte, l'objectif est de la retirer rapidement et proprement.
Le plus simple est généralement d'utiliser un crochet tire-tique adapté à sa taille.
On glisse le crochet au plus près de la peau sans comprimer l'abdomen de la tique, puis on suit les indications du dispositif pour l'extraire.
Une fois la tique retirée :
✓ Vérifier la zone
✓ Nettoyer si nécessaire
✓ Noter la date
✓ Surveiller la peau et surtout l'état général de l'animal dans les jours et semaines suivantes
Ce que j'éviterais
Éther, alcool, huile, chaleur, cigarette ou manipulation excessive de la tique avant son retrait ne sont pas de bonnes méthodes. Le geste mécanique avec un outil adapté reste beaucoup plus simple.
Et les produits antiparasitaires ?
Il existe des produits vétérinaires spécifiquement destinés à lutter contre les tiques, sous différentes formes : comprimés, pipettes, sprays ou colliers selon les produits et les espèces.
Leur choix dépend du niveau de risque, de l'animal, de son âge, de son état de santé, de son environnement et des parasites ciblés.
Tous les produits ne sont pas interchangeables. Certains produits destinés au chien peuvent notamment être dangereux pour le chat.
Pour un animal fortement exposé ou vivant dans une région où circulent des maladies vectorielles, le vétérinaire est donc le bon interlocuteur pour déterminer la protection antiparasitaire appropriée.
Pourquoi avons-nous créé la Gamme BOUCLIER ?
Chez NaturoNao, nous avons choisi de construire la Gamme BOUCLIER autour des animaux qui vivent dehors, se promènent, explorent les herbes, les bois, les chemins ou les prés et sont donc régulièrement confrontés à leur environnement extérieur.
Mais je veux être très clair sur un point : tous les produits associés à cet univers n'ont pas le statut ni la fonction d'un antiparasitaire vétérinaire ou d'un produit biocide.
C'est pourquoi je préfère aujourd'hui distinguer les différents usages plutôt que de placer toutes les solutions derrière le même mot « antiparasitaire ».
La logique BOUCLIER
Observer l'animal, connaître son environnement, inspecter après les sorties et utiliser chaque produit pour l'usage auquel il est réellement destiné.
Un soin du pelage, une préparation destinée au terrain ou un protocole de vitalité ne doivent pas être confondus avec un médicament vétérinaire ou un produit disposant d'une revendication antiparasitaire réglementée.
Protection Extérieure & Balades
Cette partie de la Gamme BOUCLIER a été pensée autour des routines associées aux sorties et à l'environnement extérieur.
Elle vient compléter les gestes simples dont je parle depuis le début de cet article : inspection du pelage, observation de la peau, entretien et vigilance au retour des promenades.
Elle ne doit pas être interprétée comme une garantie contre la fixation d'une tique ou la transmission d'un agent pathogène.
Que faire après avoir découvert une tique sur son animal ?
Je conseille de rester simple et méthodique :
1. Retirer correctement la tique.
2. Noter la date de découverte.
3. Observer la zone de fixation.
4. Surveiller l'état général de l'animal.
5. Consulter rapidement en cas de symptômes inhabituels.
Fatigue importante, fièvre, abattement, perte d'appétit, boiterie inhabituelle, muqueuses pâles ou urines foncées justifient notamment de contacter un vétérinaire.
PACK PIRO/LYME Protocole : pourquoi ce nom ?
Le PACK PIRO/LYME Protocole appartient à l'univers BOUCLIER NaturoNao.
Son nom commercial fait référence au contexte dans lequel de nombreux propriétaires s'intéressent à ce protocole : les périodes d'exposition aux tiques et les inquiétudes liées aux principales maladies vectorielles connues, notamment la piroplasmose et la maladie de Lyme.
Mais cette dénomination ne doit pas créer de confusion sur la fonction du produit.
Important
Le PACK PIRO/LYME Protocole n'est ni un traitement de la piroplasmose ou de la maladie de Lyme, ni un moyen de prévenir ces maladies.
Les préparations qui le composent s'inscrivent dans l'univers traditionnel NaturoNao du terrain, de la vitalité et de l'équilibre général de l'animal.
Elles ne remplacent ni une protection antiparasitaire appropriée lorsque celle-ci est nécessaire, ni le retrait des tiques, ni un diagnostic ou un traitement vétérinaire.
C'est une distinction à laquelle je tiens particulièrement : parler de Lyme ou de piroplasmose dans un article informatif ne signifie pas prétendre qu'une préparation NaturoNao traite ces maladies.
Si un chien présente des signes compatibles avec une maladie vectorielle, la priorité est vétérinaire.
Découvrir le PACK PIRO/LYME Protocole
Quand faut-il contacter rapidement un vétérinaire ?
La découverte d'une tique n'est pas, à elle seule, une urgence vétérinaire.
En revanche, après une exposition aux tiques, il est prudent de consulter lorsque l'animal présente notamment :
✓ Une forte fatigue ou un abattement inhabituel
✓ De la fièvre
✓ Une perte d'appétit persistante
✓ Des muqueuses pâles
✓ Des urines foncées
✓ Des douleurs ou difficultés locomotrices
✓ Une dégradation rapide de son état général
Pour la piroplasmose notamment, une prise en charge rapide peut être importante.
Questions fréquentes sur les tiques
Une tique transmet-elle forcément une maladie ?
Non. Toutes les tiques ne sont pas porteuses d'agents pathogènes et une morsure ne signifie donc pas automatiquement maladie.
Toutes les tiques transmettent-elles la maladie de Lyme ?
Non. La borréliose de Lyme est associée à certaines tiques, notamment du genre Ixodes, et seules certaines tiques sont porteuses de bactéries du complexe Borrelia burgdorferi sensu lato.
Une tique peut-elle transmettre plusieurs agents pathogènes ?
Oui. Certaines tiques peuvent héberger plusieurs micro-organismes, ce qui explique l'intérêt scientifique porté aux co-infections.
Les tiques tombent-elles des arbres ?
Non, ce n'est pas leur stratégie habituelle. Elles attendent généralement le passage d'un hôte depuis la végétation.
Peut-on trouver des tiques dans son jardin ?
Oui. Un jardin, une haie ou une zone herbeuse peuvent constituer un environnement favorable selon les conditions locales.
Les tiques disparaissent-elles en hiver ?
Pas nécessairement. Leur activité dépend notamment de la température et de l'humidité et peut donc persister lors de périodes météorologiques favorables.
La levure de bière protège-t-elle contre les tiques ?
Il n'existe pas de preuve suffisamment solide permettant de la considérer comme une protection antiparasitaire fiable.
Les chats peuvent-ils attraper des tiques ?
Oui. Les chats peuvent être parasités par des tiques, même si certaines maladies vectorielles ont une importance clinique différente de celle observée chez le chien.
Les chevaux sont-ils concernés ?
Oui. Les chevaux sont eux aussi exposés aux tiques et à différents agents pathogènes transmis par celles-ci.
Un produit naturel peut-il remplacer un antiparasitaire ?
Il ne faut pas considérer qu'un produit est antiparasitaire simplement parce qu'il est naturel ou utilisé traditionnellement autour des périodes d'exposition. Lorsqu'une protection antiparasitaire est nécessaire, elle doit reposer sur un produit disposant de l'usage correspondant et choisi en fonction de l'animal et de son niveau de risque.
Ce que je voudrais que vous reteniez
Les tiques sont fascinantes biologiquement, mais certaines représentent aussi un véritable enjeu de santé animale.
Pour autant, tique ne signifie pas automatiquement maladie, pas plus qu'une seule méthode ne permet de supprimer totalement le risque.
Ce que je retiendrais tient finalement en quelques réflexes :
✓ Connaître le niveau d'exposition de son animal
✓ Inspecter régulièrement sa peau et son pelage
✓ Retirer rapidement les tiques découvertes
✓ Ne pas confondre soin naturel, produit biocide et médicament vétérinaire
✓ Utiliser une protection antiparasitaire appropriée lorsqu'elle est nécessaire
✓ Consulter lorsque des symptômes apparaissent
C'est aussi la philosophie que nous souhaitons désormais donner à la Gamme BOUCLIER : une gamme pensée autour de la vie extérieure et de ses contraintes, sans transformer chaque produit en promesse antiparasitaire ou médicale qu'il n'a pas vocation à porter.
Sources scientifiques et ressources de référence
Pour rédiger et actualiser cet article, je me suis notamment appuyé sur des organismes travaillant directement sur les tiques, la parasitologie vétérinaire et les maladies vectorielles.
Travaux et ressources sur Ixodes ricinus, les agents pathogènes transmis par les tiques et l'évolution du risque en France.
Consulter l'ANSES
Informations vétérinaires sur les principales espèces de tiques rencontrées en France, les maladies associées et les mesures de prévention.
Consulter la ressource ESCCAP
Recommandations pour adapter la protection des chiens et des chats au mode de vie et au niveau d'exposition.
Lire les recommandations
Données sur Babesia, la transmission par les tiques et notamment le rôle de Dermacentor reticulatus dans la transmission de Babesia canis en Europe.
Consulter la ressource ESCCAP
Travaux sur la composition du microbiote d'Ixodes ricinus et ses interactions avec différents agents pathogènes.
Lire la publication INRAE
Ressource scientifique détaillée sur la biologie des tiques, leurs micro-organismes associés et le rôle des symbiotes dans leur nutrition.
Consulter la ressource scientifique
Informations relatives à la mise sur le marché et aux allégations concernant notamment les produits insecticides et répulsifs.
Consulter la DGCCRF
Pour aller plus loin
Les connaissances sur les tiques évoluent rapidement : répartition géographique, influence du climat, agents pathogènes, microbiote, interactions avec la faune sauvage...
Nous continuerons donc à actualiser cet article lorsque de nouvelles données scientifiques suffisamment solides permettront de préciser certains points.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent ni un diagnostic, ni un conseil, ni un traitement vétérinaire. Les produits NaturoNao présentés dans l'univers BOUCLIER doivent être utilisés conformément à leur destination et à leurs indications propres. Ils ne doivent pas être assimilés à un médicament vétérinaire ou à un produit antiparasitaire/biocide lorsqu'ils ne disposent pas de ce statut ou de cet usage.

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