
Alopécie chez le chien : pourquoi perd-il ses poils ?
Une petite zone sans poils apparaît sur le flanc de votre chien. Son pelage s'éclaircit progressivement. Il se lèche toujours au même endroit. Ou, au contraire, il ne se gratte absolument pas mais ses poils ne repoussent plus comme avant.
Dans toutes ces situations, le résultat visible est le même : le chien perd ses poils. Pourtant, ce qui se passe sous la peau peut être complètement différent.
Parasites, démangeaisons, inflammation, infection cutanée, trouble hormonal, anomalie du cycle pilaire, frottements… l'alopécie canine peut avoir de nombreuses origines.
C'est justement pour cette raison que je préfère commencer par comprendre comment et où le poil disparaît avant de chercher à agir sur son apparence.
L'idée essentielle à retenir
L'alopécie n'est pas un diagnostic : c'est un signe visible.
Deux chiens peuvent présenter une zone dépilée presque identique alors que l'un se lèche à cause de démangeaisons et que l'autre présente un trouble du cycle de croissance du poil.
C'est donc la cause qui détermine la conduite à tenir, et non la quantité de poils perdus à elle seule.
Sommaire
✓ Qu'est-ce que l'alopécie chez le chien ?
✓ Comment pousse le poil ?
✓ Ce que l'aspect de l'alopécie peut déjà nous apprendre
✓ Les principales causes de perte de poils
✓ Le cas particulier de l'alopécie X
✓ Certaines races sont-elles prédisposées ?
✓ Les bons réflexes à adopter
✓ Pourquoi avons-nous créé ALOPEA™ ?
✓ Quand consulter un vétérinaire ?
✓ Questions fréquentes
✓ Sources et références
Qu'est-ce que l'alopécie chez le chien ?
Le mot « alopécie » désigne simplement une diminution ou une absence de poils sur une partie du corps.
Ce terme décrit donc ce que l'on voit. Il ne nous dit pas pourquoi les poils ont disparu.
Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.
Un poil peut tomber parce que son cycle de croissance est perturbé. Il peut se casser. Le follicule qui le produit peut être affecté. Le chien peut également arracher lui-même ses poils en se grattant, en se mordillant ou en se léchant.
Une alopécie peut ainsi être inflammatoire ou non inflammatoire, localisée ou diffuse, symétrique ou asymétrique, accompagnée ou non de démangeaisons.
Ces différences sont importantes car elles donnent au vétérinaire de premiers indices sur les causes à rechercher.
Alopécie ou simple mue ?
Un chien qui mue peut perdre énormément de poils sans être atteint d'alopécie. Malgré la quantité impressionnante retrouvée sur le canapé, le tapis ou la brosse, le pelage reste globalement présent.
Une zone véritablement clairsemée ou dépilée, une modification inhabituelle de la densité du pelage ou une repousse qui ne se fait plus normalement mérite davantage d'attention.
Pour comprendre l'alopécie, il faut d'abord comprendre comment pousse un poil
On imagine facilement le poil comme quelque chose qui pousse continuellement jusqu'à tomber. En réalité, le follicule pileux fonctionne selon un véritable cycle biologique.
La phase anagène
C'est la phase de croissance active. Le follicule produit le poil.
La phase catagène
Il s'agit d'une phase de transition pendant laquelle l'activité du follicule diminue.
La phase télogène
Le follicule entre dans une phase de repos.
Le cycle reprend ensuite et permet normalement le renouvellement du pelage.
Chez le chien, ce fonctionnement est particulièrement intéressant parce que certaines alopécies ne détruisent pas nécessairement le follicule : elles sont liées à une perturbation du cycle qui empêche ou retarde le retour normal en phase de croissance.
Pourquoi est-ce important ?
Parce qu'une peau qui paraît simplement « manquer de poils » peut cacher des mécanismes très différents : poil arraché, poil cassé, follicule inflammatoire ou infecté, ou encore follicule vivant mais dont le cycle de croissance est perturbé.
Avant de chercher la cause, regardez comment les poils disparaissent
Quand je vois une perte de poils chez un chien, il y a plusieurs questions qui me paraissent beaucoup plus utiles que de simplement constater « il perd ses poils ».
Est-ce que le chien se gratte ou se lèche ?
C'est une distinction majeure.
Un chien qui se gratte, se mordille ou se lèche beaucoup peut finir par casser ou arracher son propre poil. Dans ce cas, la recherche de la cause des démangeaisons devient prioritaire : parasites, allergie, inflammation ou infection cutanée font notamment partie des possibilités.
La peau est-elle rouge ?
Rougeurs, croûtes, boutons, squames, odeur inhabituelle ou suintement orientent davantage vers un processus cutané inflammatoire ou infectieux qu'une simple anomalie esthétique du pelage.
La perte est-elle symétrique ?
Une perte de poils assez régulière sur les deux côtés du corps, surtout sans démangeaisons importantes, peut orienter la réflexion vers certaines maladies endocriniennes ou certains troubles du cycle pilaire.
Est-elle localisée ?
Une petite zone bien délimitée peut faire rechercher un frottement, un léchage répété, une parasitose, une infection, une atteinte du follicule ou différentes affections dermatologiques localisées.
Un détail très utile : prenez des photos
Lorsque la perte de poils évolue lentement, on finit parfois par ne plus savoir si la zone s'étend ou si le poil repousse. Une photo prise régulièrement, dans les mêmes conditions, permet de suivre beaucoup plus objectivement l'évolution du pelage et peut également être utile lors d'une consultation vétérinaire.
Pourquoi un chien perd-il ses poils ? Les principales causes
Il serait trompeur de chercher une seule explication à l'alopécie canine. Les causes possibles sont nombreuses et certaines nécessitent une véritable investigation vétérinaire.
Les parasites
Les puces et certains acariens peuvent être responsables de démangeaisons, d'inflammation et de pertes de poils. Selon le parasite concerné, les lésions et leur localisation peuvent être très différentes.
Une alopécie parasitaire ne se résume donc pas forcément à « voir des parasites » sur le chien.
Les allergies et les démangeaisons
Chez un chien allergique, la perte de poils est souvent secondaire aux démangeaisons : il se gratte, se mordille ou se lèche jusqu'à fragiliser et casser le pelage.
Une inflammation persistante et d'éventuelles infections cutanées secondaires peuvent encore compliquer le tableau.
Les infections cutanées
Certaines infections bactériennes ou fongiques peuvent atteindre la peau, les follicules ou les poils et provoquer des zones dépilées.
C'est notamment pourquoi une alopécie accompagnée de croûtes, pustules, squames, rougeurs ou odeur inhabituelle mérite d'être examinée.
Les troubles hormonaux
Le fonctionnement du follicule est influencé par l'organisme dans son ensemble. Certaines maladies endocriniennes peuvent donc modifier la qualité du pelage et son renouvellement.
L'hypothyroïdie, par exemple, peut s'accompagner d'un pelage sec, d'une repousse ralentie et d'une alopécie souvent bilatérale et symétrique.
L'hypercorticisme peut également s'accompagner de modifications caractéristiques de la peau et du pelage.
Dans ces situations, appliquer quelque chose sur la peau ne corrige évidemment pas le trouble hormonal qui se trouve derrière la perte de poils.
Les frottements et traumatismes répétés
Un harnais qui frotte toujours au même endroit, un collier, une zone d'appui ou certains comportements répétitifs peuvent progressivement casser ou raréfier les poils localement.
C'est une cause simple, mais justement facile à oublier.
L'alimentation et certaines carences
La fabrication d'un pelage de qualité demande des protéines, des acides gras, des vitamines et des minéraux. Certaines carences ou déséquilibres nutritionnels peuvent donc affecter la peau et le poil.
Chez un chien recevant une alimentation complète et équilibrée, une véritable carence nutritionnelle est cependant loin d'être l'explication automatique de toute perte de poils.
Le stress et les comportements de léchage
Le stress n'explique pas à lui seul toutes les alopécies, loin de là. En revanche, certains chiens développent des comportements de léchage répétés qui finissent par abîmer le poil et la peau.
Dans ce cas, il faut aussi rechercher pourquoi le chien se lèche : douleur, démangeaison et problème dermatologique doivent notamment être écartés avant de conclure trop rapidement à une origine comportementale.
Une même apparence ne signifie pas une même cause
Une zone sans poils peut être la conséquence d'une allergie, d'un parasite, d'un frottement ou d'un trouble du cycle pilaire.
C'est précisément pour cela qu'il faut éviter de traiter toutes les alopécies comme s'il s'agissait du même problème.
Le cas particulier de l'alopécie X chez le Spitz
L'alopécie X mérite une partie à elle seule parce qu'elle est très souvent recherchée par les propriétaires de Spitz Nains, aussi appelés Pomeranians.
Il s'agit d'une alopécie non inflammatoire associée à un arrêt ou à une dérégulation du cycle pilaire. Les travaux réalisés chez le Pomeranian montrent notamment une diminution des follicules en phase active de croissance et des modifications de voies biologiques impliquées dans l'activation du follicule.
La peau peut progressivement devenir plus foncée sur les zones dépilées, tandis que la tête et les extrémités sont généralement moins touchées.
Mais il y a un point essentiel à retenir : un Spitz qui perd ses poils n'a pas automatiquement une alopécie X.
Le diagnostic nécessite d'écarter d'autres causes pouvant donner un tableau ressemblant, notamment certaines maladies endocriniennes ou dermatologiques.
Pourquoi parle-t-on de « X » ?
Parce que l'origine exacte de cette affection est restée longtemps mystérieuse et demeure encore imparfaitement élucidée. La recherche a considérablement progressé sur les mécanismes du cycle pilaire, mais il serait excessif de prétendre aujourd'hui que tout est compris.
Certaines races sont-elles davantage prédisposées à l'alopécie ?
Oui, mais il faut être précis : il n'existe pas une seule « prédisposition à l'alopécie ». Certaines races sont plutôt prédisposées à certaines formes particulières de perte de poils.
Spitz Nain / Pomeranian
C'est la race emblématique de l'alopécie X. Les recherches récentes continuent d'ailleurs d'étudier les caractéristiques folliculaires et les facteurs associés au développement de cette affection chez le Pomeranian.
Chow-Chow et races à pelage nordique
Des troubles non inflammatoires du cycle pilaire sont également décrits chez d'autres races à pelage dense, notamment le Chow-Chow, le Keeshond ou le Malamute d'Alaska.
Et toutes les autres races ?
Elles peuvent évidemment perdre leurs poils elles aussi. Allergies, parasites, infections, maladies endocriniennes, frottements et autres maladies dermatologiques ne sont pas réservés à quelques races.
La race constitue donc un indice parmi d'autres, jamais un diagnostic.
Que faire lorsque l'on découvre une zone sans poils ?
Avant de multiplier les produits, je commencerais par quelques gestes simples.
✓ Photographier la zone pour pouvoir suivre son évolution
✓ Regarder si la peau est rouge, squameuse, croûteuse ou pigmentée
✓ Observer si le chien se gratte, se mordille ou se lèche
✓ Vérifier si un harnais, un collier ou une zone d'appui frotte à cet endroit
✓ Regarder si une zone similaire existe de l'autre côté du corps
✓ Noter depuis quand la perte de poils est présente
✓ Surveiller l'apparition d'autres changements généraux
Ce sont des informations simples, mais elles peuvent être extrêmement utiles pour comprendre l'évolution du problème.
Et surtout : si l'alopécie est importante, inexpliquée, évolutive ou associée à d'autres symptômes, la priorité est d'en rechercher la cause.
Pourquoi avons-nous créé ALOPEA™ ?
Quand j'ai réfléchi à ALOPEA™, je ne voulais justement pas faire croire qu'un soin appliqué sur la peau pouvait régler toutes les causes de perte de poils.
Ce serait beaucoup trop simpliste.
Une hypothyroïdie doit être diagnostiquée et prise en charge. Un parasite doit être identifié et traité. Une infection nécessite une prise en charge adaptée. Et une alopécie X ne devient pas un simple problème cosmétique parce qu'on applique un produit sur le pelage.
En revanche, une fois cette distinction faite, il reste quelque chose que l'on peut faire au quotidien : prendre soin localement de la peau et des zones où le pelage est fragilisé ou moins dense.
C'est dans cette logique que nous avons développé ALOPEA™ chez NaturoNao : comme un soin externe destiné à s'intégrer dans une routine d'entretien de la peau et du pelage, et non comme un substitut au diagnostic vétérinaire.
ALOPEA™ Modérée ou ALOPEA™ Excessive : pourquoi deux versions ?
Parce qu'une petite zone clairsemée et une perte de poils concernant une grande partie du corps ne se travaillent pas de la même manière au quotidien.
ALOPEA™ Modérée : pour les zones localisées
Lorsque le pelage est moins dense sur une ou quelques zones limitées, ALOPEA™ Modérée permet d'intégrer un soin ciblé à la routine d'entretien.
Découvrir ALOPEA™ Modérée →
ALOPEA™ Excessive : lorsque les zones sont plus étendues
Lorsque la perte de densité concerne des surfaces plus importantes, ALOPEA™ Excessive a été pensée pour permettre un entretien adapté à ces zones plus étendues.
Découvrir ALOPEA™ Excessive →
Quelle version choisir ?
ALOPEA™ Modérée a été pensée pour l'entretien ciblé de zones limitées. ALOPEA™ Excessive est davantage adaptée lorsque les surfaces concernées sont plus importantes. Dans les deux cas, lorsqu'une perte de poils est inexpliquée, rechercher sa cause reste la première étape.
Quand faut-il consulter un vétérinaire ?
Une consultation est particulièrement importante lorsque :
✓ La perte de poils apparaît brutalement
✓ La zone dépilée s'agrandit
✓ Plusieurs zones apparaissent
✓ Le chien se gratte ou se lèche beaucoup
✓ La peau devient rouge, douloureuse, croûteuse ou suintante
✓ Une odeur inhabituelle apparaît
✓ L'alopécie est symétrique ou très étendue
✓ Le poil ne repousse plus normalement
✓ Le chien présente également une prise ou perte de poids inhabituelle, une modification de son appétit, de sa soif ou de son comportement
Pourquoi le diagnostic est-il si important ?
Parce qu'il n'existe pas « un test de l'alopécie ».
Selon l'aspect de la peau et l'histoire du chien, le vétérinaire peut avoir recours à différents examens : recherche de parasites, cytologie, examen des poils, culture, analyses sanguines, explorations hormonales ou, dans certaines situations, biopsie cutanée.
L'objectif n'est pas seulement de constater que le poil manque, mais de comprendre pourquoi il manque.
Questions fréquentes sur l'alopécie chez le chien
Une perte de poils est-elle toujours anormale ?
Non. La mue entraîne naturellement une perte parfois très importante de poils. En revanche, l'apparition d'une véritable zone clairsemée ou dépilée mérite d'être surveillée et, selon son évolution, examinée.
Comment savoir si mon chien mue ou s'il souffre d'alopécie ?
Lors d'une mue normale, le pelage se renouvelle sans créer habituellement de véritables plaques dépilées persistantes. Une zone où la peau devient clairement visible ou dont les poils ne repoussent pas normalement est différente.
Une alopécie peut-elle être provoquée par une allergie ?
Oui. Les démangeaisons associées aux allergies peuvent entraîner grattage, léchage et mordillements répétés, avec cassure ou arrachage du poil. L'inflammation cutanée peut également participer au problème.
L'alopécie X concerne-t-elle uniquement le Spitz ?
Elle est particulièrement connue chez le Pomeranian, mais des tableaux de
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